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SCANDALE DU MEDIATOR,Chronique d’une débâcle annoncée

08/10/2012 13:57 par Christophe Martin

La FNATH dénonce, depuis des années, l’enlisement des scandales de santé publique qui épuisent les victimes et ont pour effet de retarder l’indemnisation et l’office du juge, qu’il soit civil ou pénal. C’est aujourd’hui un nouveau scandale que le journal Le Parisien révèle s’agissant du rejet de 86% des dossiers des victimes par le Fonds d’indemnisation des victimes du Mediator.

Pour la FNATH, personne ne doit s’étonner de ces chiffres, alors qu’à grands renforts d’annonces il avait été assuré aux victimes une indemnisation rapide et juste. Pourtant, dès les premières discussions et, encore, lors de la publication des textes instituant ce fonds, les associations de victimes indépendantes avaient exposé leurs craintes de voir un dispositif qui structurellement ne tiendrait ses promesses.

Malheureusement, il n’y a rien d’étonnant ici. Ces rejets sont liés à la conception même de la loi et à des conditions trop restrictives, dénoncées à l’époque. Le gouvernement avait alors fait croire à la mise en place d’un véritable fonds d’indemnisation. Le désespoir des victimes n’en sera que plus important.

Par ailleurs, la FNATH tient à
  • rappeler les affaires du sang contaminé, de l’hormone de croissance mais aussi de l’amiante dont les premières plaintes au pénal ont été déposées il y a plus de 20 ans,
  • ce que l’on n’oublie pas toutes les autres victimes d’une politique de sécurité sanitaire défaillante, notamment les victimes du Distilbène, pour lesquelles c’est le principe même d’une indemnisation qui n’est pas effectif.La FNATH rappelle que le Sénat avait adopté, fin 2011, le principe d’une « action de groupe » au bénéfice des victimes du Médicament mais que ce texte avait été rejeté par l’Assemblée Nationale de l’époque avec un mépris et un cynisme inacceptable.
La création d’une « action de groupe » en France sera une des priorités de la FNATH, dont elle saisira à nouveau les députés dès la semaine prochaine.

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